Ce que demande un élève qui progresse
Après deux ou trois ans de cours, le répertoire change : plus de pédale, des nuances plus fines, des notes répétées plus rapides. Trois chiffres prennent alors le relais du simple « 88 touches lestées ». La polyphonie d'abord : avec la pédale de sustain, les notes qui résonnent s'additionnent, et 192 ou 256 notes laissent une marge que 64 notes n'ont pas. Notre guide de la polyphonie d'un piano numérique explique ce calcul. La demi-pédale ensuite, cette pédale qui se dose : elle devient nécessaire dans Chopin ou Debussy, et demande une pédale progressive sur la plupart des portables.
Le clavier enfin. L'échappement imite le petit cran ressenti à mi-course d'une touche de piano à queue : utile si vos auditions se jouent sur un piano à queue, sans être indispensable. Le triple capteur, trois capteurs par touche, suit mieux les notes répétées ; le Roland FP-40 et le Casio Celviano AP-270 sont les seuls de cette liste à l'annoncer.
Les signes que le piano d'un élève intermédiaire freine ses progrès
Le bon moment pour changer de piano ne se lit pas sur un calendrier, mais dans le travail de chaque jour. Cinq signes reviennent, et chacun a sa cause sur la fiche technique.
- La basse s'éteint d'un coup pendant un passage pédalé : la polyphonie est pleine, et le piano sacrifie les notes les plus anciennes. C'est le risque des 64 notes du Yamaha P-145BT et du Casio CDP-S110 ; le P-225 en annonce 192, le FP-40 256.
- La pédale fait « tout ou rien » quand le professeur demande de la doser : la pédale livrée est un interrupteur, et une pédale progressive suffit si le piano accepte la demi-pédale.
- Vos nuances changent d'un piano à l'autre : vous jouez trop fort au cours, ou vos pianissimos y disparaissent. Essayez d'abord un autre réglage de sensibilité (5 sur le FP-10, 3 sur le P-145BT) ; si l'écart demeure, le clavier est en cause.
- Les notes répétées ou les trilles accrochent : la touche n'a pas fini de remonter quand le doigt revient. Le triple capteur du FP-40 rejoue la note plus tôt.
- La partition sort du clavier : sur un 61 ou un 76 touches, les notes les plus graves ou les plus aiguës manquent.
Un seul signe se règle souvent par un accessoire ; deux, surtout la polyphonie et le clavier, justifient un nouveau piano. Notre guide de la pédale de piano numérique dit quelle pédale va avec quel modèle.
Faut-il changer de piano en passant au niveau intermédiaire ?
Pas toujours. Si vous avez un Roland FP-10, gardez-le : son clavier est celui du FP-40 et du RP107, et une pédale DP-10 lui apporte la demi-pédale. Ses 96 notes et son unique entrée pédale ne deviendront gênants que plus tard. Si vous avez un Yamaha P-145BT ou un Casio CDP-S110, la limite de 64 notes arrive plus tôt : le Yamaha P-225 garde le clavier GHC du P-145BT avec 192 notes, le FP-40 change de clavier. Si vous jouez encore sur un clavier arrangeur, c'est le moment de passer à un 88 touches lestées.
Portable ou meuble pour les années de cours
Le portable se range et se transporte : de 10,5 kg (CDP-S110) à 14 kg (FP-40) pour les modèles courants. Le meuble apporte trois pédales et une caisse stable, mais pèse 37 kg ou plus pour les vrais meubles du comparateur. Entre les deux, la profondeur décide : 29,6 cm pour l'Arius YDP-S36, 29,9 cm pour le Celviano AP-S450, 41 cm pour le RP107 et 42,2 cm pour l'Arius YDP-146. Le FP-40 accepte un pédalier trois pédales et un meuble en option, une voie médiane que notre guide piano numérique à meuble ou portable chiffre en détail.
La garantie, enfin, pèse plus à ce niveau qu'au premier achat, puisque l'on garde ce piano des années : 2 ans chez Yamaha et sur les Roland FP et RP, 3 ans chez Korg France après enregistrement et chez Woodbrass pour le DP2 MK2, 5 ans sur le Casio AP-S450 et sur le Kawai ES120 acheté chez un revendeur agréé, 10 ans sur le Roland HP702. À polyphonie et clavier voisins, c'est un argument à part entière.